Une tendre et constante amitié

Référence : FSSV-MDHV-ACL
20,00 €

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Edité par la Fédération des sociétés savantes des Vosges

Imprimerie Déklic, Saint-Nabord
4e trimestre 2017
ISBN en attente

272 p. Illustrations couleurs

 

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Table des matières

Anne Charlotte de Lorraine et son entourage
   Anne-Charlotte de Lorraine épistolière
   Gabrielle, comtesse de Bouzey
   De Lunéville à Mons : l’entourage lorrain de la princesse Anne Charlotte
   La parenté de Gab rielle de Bouzey
   La parenté Lorraine et Habsbourg d’Anne Charlotte
Les Lettres
Bibliographie
Index

 

Lettres d'Anne Charlotte de Lorraine à Gabrielle de Bouzey

Présentées par Pierre Heili

« Je vous réitère ma tendre et constante amitié », « je vous assure d’une amitié éternelle », « je vous aime de tout mon cœur, passionnément ». C’est par ces tendres aveux qu’Anne Charlotte, abbesse de Remiremont et de Mons, princesse lorraine, conclut ses lettres à Gabrielle de Bouzey, son ancienne demoiselle d’honneur.


Au fil de cette correspondance rédigée de 1761 à 1773, Anne Charlotte nous invite au cœur de la société aristocratique lorraine et impériale. Elle nous associe à ses plaisirs futiles, à la chasse, aux jeux de cartes, aux jours heureux. Mais il n’est pas que du bon temps dans ce siècle de fer. La peste et la petite vérole frappent jeunes et vieux, pauvres et riches, jusque dans les familles princières. Anne Charlotte en souffre directement. Elle n’en est pas moins attentive à la misère du petit peuple, à « ces pauvres qui sont de chair et d’os comme nous ». Elle s’inquiète de ce monde ébranlé par les guerres et les révoltes, et dont elle pressent la fin : « Nous vivons dans un temps où l’on fait des choses sans exemples et je ne suis pas étonnée que l’on devienne fou. Je crois que le monde finira bientôt, car j’y vois bien des phénomènes ».
Abbesse, Anne Charlotte s’acquitte sincèrement de ses dévotions dans son abbaye de Mons pendant les fêtes de l’Avent et de Pâques, mais elle avoue sortir « extrêmement fatiguée de la Semaine sainte », et nous assure qu’elle « n’est pas dévote ». Princesse, elle vit davantage à la cour de son frère, gouverneur des Pays Bas, que dans son abbaye. Elle n’en garde pas moins assez d’indépendance pour regretter ouvertement l’expulsion des jésuites.


La lecture de ces 183 lettres inédites nous plonge dans l’univers de cette personnalité complexe, entre profondeur et futilité, entre espoir et inquiétude, entre violence et douceur de vivre, à l’image de ce XVIIIe siècle à la fois si proche et si différent du nôtre.
 

 

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